Felix Culpa…

 

Il pleut et on perd 10 degrés… Dilemme. Faut-il aller au cinéma ou faire cet article qui attend pour Itinéraire Augustinien sur le difficile passage de « Felix Culpa » de l’Exultet de la Veillée Pascale… ?

 

Bon pour se mettre au moins dans « l’esprit » (j’adore cette expression que je n’ai toujours pas comprise) voici ce texte sublime qui va raisonner dans le monde dans quelques jours…

 

Qu’exulte de joie dans le ciel la multitude des anges !

Chantez, serviteurs de Dieu,

et que retentisse la trompette triomphale pour la victoire du grand Roi !

 

Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d’une lumière éclatante,

car il t’a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit !

Réjouis-toi, Eglise notre mère, toute remplie de sa splendeur,

et que résonne l’acclamation du peuple des fils de Dieu !…

 

Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange,

Dieu invisible, Père tout puissant,

et de chanter ton Fils bien-aimé, Jésus Christ notre Seigneur.

C’est lui qui a payé pour nous la dette encourue par Adam notre père,

et qui a détruit en son sang la condamnation de l’ancien péché.

 

Car voici la fête de la Pâque où l’Agneau véritable est immolé pour nous.

Voici la nuit où tu as tiré de l’Égypte nos pères, les enfants d’Israël,

et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec ;

nuit où le feu de la nuée lumineuse a repoussé les ténèbres du péché…

 

Ô nuit qui nous rend à la grâce et nous ouvre la communion des saints ;

 

nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s’est relevé victorieux des enfers.

Heureuse faute d’Adam qui nous a valu un tel Rédempteur !

Ô nuit qui seule a pu connaître le temps et l’heure

où le Christ est sorti vivant du séjour des morts ;

ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine,

la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)…

Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre,

où s’unissent l’homme et Dieu.

 

 

Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très Saint,

le sacrifice du soir de cette flamme que l’Eglise t’offre par nos mains ;

permets que ce cierge pascal, consacré à ton nom, brûle sans déclin en cette nuit

et qu’il joigne sa clarté à celle des étoiles.

Qu’il brûle encore quand se lèvera l’astre du matin,

celui qui ne connaît pas de couchant,

le Christ ressuscité revenu des enfers,

qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix.

Garde ton peuple, nous t’en prions, ô notre Père,

dans la joie de ces fêtes pascales.

Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur,

qui par la puissance de l’Esprit s’est relevé d’entre les morts

et qui règne près de toi pour les siècles des siècles.

 

Amen !

 

17/03/2012

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