Ils partent…

 

Le secret c’est de durer… un slogan ou une véritable sagesse ?

Ils sont nombreux les séminaristes, les religieux, les prêtres qui quittent leur formation, qui rompent leurs voeux, qui quittent le ministère. On en parle peu, on n’en parle pas. Et pourtant ils sont nombreux,… certains blessés pour des raisons dont je ne sais si elles sont justifiées ou non, peu importe à vrai dire… cela ne m’appartient pas de le savoir, de le mesurer… mais je les vois partir.

Ils partent dans la souffrance avec une impression de tristesse d’échec… certains triste d’une tristesse qui ne trouvera jamais sa consolation.

Que dire… ?

Que le Seigneur soit lui votre consolation et peut-être pardon… de n’avoir pas su.

 

27/02/2012

4 Réponses pour “Ils partent…”

  1. Redigé par Lecteur et acolyte:

    Peut-être s’agit-il d’ « erreurs d’aighuillage » ? Pas dan tous les cas, à mon avis du moins. Ceci pose deux questions : le « service après vente », et le discernement en temps de crise.

    1 – le service après vente.
    La fidélité, dans le sacrement, que ce soit le baptême, l’ordre ou le mariage demande de s’appuyer sur le Seigneur, mais aussi sur des frères et des soeurs. C’est bien la question du « service après-vente » des sacrements qui est ainsi posée. Si il n’y a pas « erreur d’aiguillage », encotre faut il ne pas considérer un sacrement – chacun des 7 retenus par ma Mère – comme achevé une fois la liturgie terminée. Que fait-on ensuite ? que proposons nous ? C’est une question qui ne se posait pas quand la contrainte sociale tenait les gens « à leur place » ; cette contrainte enlevée, le corset parti, il faut un squelette pour tenir et peut-être que certains de ces échecs qui nous attristent – mariage, ordre ou voeux religieux, sont ils dus à un manque d’accompagnement après.

    2 – Le discernement en temps de crise
    C’est l’autre question. Pour avoir vu des personnes écartées de ce qu’elles croyaient leur vocation, pour des raisons justes, être reprises aussitôt ailleurs, par exemple dans une communauté récente qui a connu des problèmes… je ne epux que dire hélas, car la suite a donné raison au premier discernement.
    Plus on manque de prêtres, de religieux, de diacres, de fidèles engagés au dedans ou au dehors de l’Église, plus il faut un discernement rigoureux, car les conséquences d’erreurs d’aiguillage sont plus importantes qu’avec un plus grand nombre d’acteurs, car celui qui est mal aiguillé entraine un choc en retour sur plus de ces gens qu’il accompagnait.
    Et là, je suis très inquiet, car je vois des jeunes s’engager dans l’Église avec un « plan de carrière » implicite ou même explicite, et mon pronostic est très pessimiste.

    Mais même comme celà, j’ai vu assez de décennies de vie de l’Église – du serment anti moderniste obligatoire pour les premiers prêtres qui ont marqué ma vie au désir actuel d’un impossible retour à un âge d’or antérieur révé – pour savoir que dans les lignes courbes humaines, l’Esprit est là, souvent à l’insu de tous et ne se révèle qu’après.

    Fraternellement

  2. Redigé par Daniel Rey:

    Je ne suis pas un pretre et j’habite en Italie (Turin), mais je souffre à voir nos églises de plus en plus vides, ou fréquentées de seuls vieillards, surtout des femmes, et des curés agés eux aussi. Que sera de la chrétienté dans une génération ou deux? je sui arrivé à la conclusion que c’est l’eglise qui est en faute. Elle n’a pas su répondre au défi de la modernité et de la science. Aujourd’hui il n’est pas possible precher l’évangile de Jésus Christ sans un fondement solide du point de vue philosofique. on doit d’abord parler d’un Dieu créateur indispensable pour que l’univers ait un sens. Ensuite il faut expliquer de quel Dieu il s’agit. Ses attributs, comme les a enseignés s. Anselme sont encore valables. Mais j’y ajouterai celui de créateur. En effet, il n’est pas pensable que Dieu, éternel, un beau jour s’est décidé a faire un univers! mon idée de Dieu c’est qu’il est de sa nature d’etre crèateur. donc l’univers existe depuis que Dieu existe…depuis toujours, ce qui va d’accord avec les teories astronomiques des big bang successifs par implosion et explosion de la masse. et pui il y Jésus Christ. Comment pensez-vous que Dieu puisse nous dire des choses s’il ne se fait pas homme? s’Il voulait parler aux fourmis il devrait se faire fourmi. mais heuresement pour elles les fourmis ne pechent pas. ce sont je crois des arguments qui, quant à moi, ont résout beaucoup de mes doutes. Ne délaissons pas la prière et ne permettons pas que des jeunes s’éloignent parce que le curé n’a pas le temps de discuter.

  3. Redigé par ROSEW:

    Bonjour,
    Dans votre article vous dites que vous ne savez pas pourquoi de nombreux religieux et séminaristes abandonnent leur formation, rompent leurs voeux etc…
    L’église ne leur pose-t-elle pas les questions nécessaires ? Les évèques vis à vis des religieux, les formateurs vis à vis des séminaristes. Peut être que le mode de sélection des séminaristes n’est pas vraiment adapté à notre monde du XXIème siècle.
    Vous parlez de tristesse, de sentiment d’échec inconsolables ; c’est malheureusement le lot de nous tous ; nous partons dans l’aventure hypermotivés, heureux et puis nous traversons des chemins tortueux qui nous font tomber ; et c’est la déception car nous n’acceptons plus l’échec, nous ne savons plus le gérer, l’affronter.
    Dans les siècles précédents, les personnes n’avaient pas le choix ; il fallait avancer malgré les conditions de vie difficiles ; famines, mortalités importantes, etc… L’engagement était à vie.
    La société actuelle nous façonne, nous vivons le temps présent, nos objectifs sont à moyen terme ; en cas d’échec, nous changeons de route ; comme lorsque nous nous trouvons dans un supermarché, nous choisissons un produit et s’il ne nous convient plus, nous changeons. Nous attendons tout de la vie, beaucoup trop, et pourtant c’est à chacun d’entre nous de déposer nos pierres, notre ferment pour fortifier, élever notre vie.
    Que le Saint-Esprit nous inspire pour nous faire avancer.

  4. Redigé par Ezhik:

    Durer pour quoi faire? Perdurer dans l’erreur ou dans la souffrance? Le «partant» est-il le seul responsable? La vérification est simple: est-ce que l’ordre, l’évêque ou le supérieur religieux a fait la relecture de ces départs qui sont tous de véritables échecs (parfois atroces)? Ou bien on continue comme rien n’était? Sans cette lumière de vérité et de travail sur soi-même, le sacerdoce ou la vie religieuse ne peuvent pas correspondre à leur vocation.

    Et pour ceux qui restent, sont-ils de vrais saints ou de vrais pervers qui s’adapteront à tout puisqu’ils s’en fichent?