Epiphanie

Les dons les plus précieux : le meilleur de soi, la prière et assumer sa vie jusqu’à son terme: or, encens et myrrhe… Seigneur et vous hommes mystérieux de mon ailleurs apprenez moi car comme vous je suis appelé

Ce chemin qu’ils parcourent a-t-il un sens pour nous ? En suivant leur parcours découvrirons-nous ce sens ? Des Mages, nous dit-on, sont venus honorer le nouveau roi des juifs. Ces gens habitués à observer le ciel ont perçu une étoile. Ils furent intrigués et se sont sentis appelés. Leur monde n’était pourtant en aucune manière celui du peuple juif. Ne sont-ils pas des Mages disons des magiciens, des devins, des hommes qui pratiquent la sorcellerie ? La Bible ne les aime guère et déconseille même d’user de leurs services. Malgré leurs différences de langues et de races, malgré leurs religions et leurs façons de vivre, ces païens furent touchés, remués en eux-mêmes. Car que pourrait bien « dire » un astre s’il n’y avait pas d’abord venant de l’intérieur une interprétation, une réaction de l’être ? Les Mages, ces païens, sont-ils donc appelés, eux aussi, par un « signe » du ciel, tout autant que les autres ? Appelés à travers leur métier, à travers la culture dans laquelle ils baignaient ? En effet, appelés d’Orient, ils vont suivre un chemin qu’ils devront se frayer. Car vous l’avez noté, l’étoile entraperçue qui les a mis en branle n’a pas tracé la route. Mais probablement que les Mages, tout naturellement, se sont rendus au lieu le plus sensé être celui du nouveau né, jusqu’à la capitale. Dieu nous laisse ainsi aller, l’homme doit aussi participer !

Tous sont appelés !

Les juifs aussi bien sûr ! Les bergers ne l’ont-ils pas été ? Bien qu’ils fussent des pauvres, des ignorants, des marginaux, Dieu ne les a pas oubliés. Son « Ange » les a alertés. Scribes et savants ne furent pas non plus écartés. Ne lisaient-ils pas dans le Livre ce qui devait arriver ?

Donc tous appelés !

L’humanité entière s’entend sollicitée pour faire la découverte de celui qui est né. Pauvres et riches, juifs et païens, tous, selon leurs façons d’être et leurs occupations sont appelés. Les bergers en veillant furent enveloppés d’une grande clarté. Les scribes, par profession scrutant les Ecritures, découvrent le verset rédigé par Michée. Et les Mages habitués à observer le ciel et à l’interpréter saisissent un message qui concerne leur vie. Là quelque part en soi, au milieu des tracas, des préoccupations et des occupations, Dieu ne fait-il pas signe à l’homme que nous sommes, à tous les hommes du monde ?

Mais si… !

Dieu appelle tout homme à découvrir le Christ. Et chacun selon ce qu’il est, exprime sa réponse. L’un offre de l’or. Il reconnaît le roi dans l’enfant nouveau né. L’autre de l’encens… Le tout petit enfant malgré les apparences est le vrai Fils de Dieu. Le troisième, la myrrhe… Car l’enfant, ce roi, ce Dieu, mourra. La myrrhe annonce alors son ensevelissement. Les bergers empressés sont venus eux aussi. Amenaient-ils quelque chose ? Ils venaient surtout en témoins, raconter les merveilles de Dieu et découvrir l’enfant et partager la joie. Les scribes d’Israël et Hérode le Grand ont aussi répondu … Mais ils n’ont pas bougé. Pourquoi leur réaction toute imbibée de peur ? Les Ecritures resteraient-elles closes quand le cœur est malade ? Tous appelés cependant, nous devons l’affirmer ? Et affirmer aussi que la bonne réponse est celle des bergers, ou bien celle des hommes venus de l’Orient pour qui le but du voyage et le sens de la vie passent par le Messie, Fils de Dieu, Jésus Christ. La vie, les Ecritures au sens large du terme sont des porteurs de sens qui interpellent l’homme et l’invitent à partir à l’intérieur de lui pour enfin découvrir qui il est et pour qui.

Tous appelés !

Ensuite c’est au cœur de s’exprimer.

Le nôtre est-il saisi ?

Marchons-nous vers la Vie ?

01/01/2011

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