Donner sa vie !

Figure de l’avent, Jean force pour chacun notre porte intérieure. C’est là qu’il faut changer notre comportement. Il le crie à tue-tête. Voici le grand moment où vient Celui que l’on ne connaît pas mais qui porte avec lui notre accomplissement. Comment le décrit-il ? Il est très important et puissant, le voici comme un juge qui discerne le vrai et rejette le faux. L’arbre bon, il le garde, le mauvais, il le fend et puis le jette au feu. Il fait sauter la balle et en retient le grain.

Les hommes sont-ils prêts à recevoir cet homme ? Se laisseront-ils plonger, non pas dans l’eau du fleuve mais en son  Esprit de feu ? Envoyés par le Père il vient pour nous sauver en nous donnant sa vie une fois accomplie. Lui-même est un homme, du moins il l’est devenu, en quittant sa nature assise auprès du Père.

As-tu besoin de lui ? As-tu reçu son offre ?

Peut-il nous apporter ce que nous n’avons pas et qui pourtant nous manque ? Ce n’est pas évident ! Même si l’on dit croire, on s’interroge encore, non pas sur ce qu’il est, uniquement, mais sur ce que l’on en fait. -Ma vie change si peu… Je devrais être mieux, beaucoup moins limité… totalement saisi… sans cesse à la recherche de la vraie ressemblance – Or ce n’est pas le cas ! Je me laisse avoir par l’insignifiance. J’accorde de l’importance à ce qui n’en a pas. Je trouve fastidieux de ne penser qu’à lui et d’oublier mon « moi ». Ai-je assez fait l’effort de le chercher sans cesse, de prendre les moyens de mieux le rencontrer ?

Ai-je bien mené ma vie ? Que pourrait-il en dire ? Je saisis dans le Christ l’homme vraiment parfait. Je le sais, je le crois. Ce qui s’achève mal, cette mort sur la croix, en fait, est réussi. -Il a donné sa vie ! On pense à la souffrance qu’il a du endurer, à l’injustice dont il était l’objet, mais oublie souvent que réussir sa vie ne se fait pas autrement. Pour être l’homme parfait il devrait la donner, quelque soit la façon dont finira ce don. Et en donnant la sienne, il ne nous dispense pas, loin de là, d’en faire autant nous-mêmes.

D’ailleurs le voudrait-il qu’il ne le pourrait pas !

L’homme ne devient lui-même qu’en se donnant complètement. L’accomplissement de l’homme (de soi), est développement interne, approfondissement de l’être. C’est le « chacun pour soi » sauf qu’il s’agit du don, du don de soi, que personne d’autre ne peut réaliser, si non soi.

A-t-on compris cela ?

Le don que font les autres, ce don de soi, peut inciter et stimuler le mien mais pas le remplacer.

Ai-je donné ma vie ? Ou bien la donnerai-je ?

Me la suis-je fait voler ou me l’a-t-on volée ?

Quel est mon sentiment ?

Quand le Baptiste crie que le royaume est proche, il ne s’agit pas d’entrer dans un lieu différent de la vie où nous sommes, mais d’instaurer le royaume à l’intérieur de soi. Il ne faut pas transposer à propos du royaume (des cieux) ce qui se passe ici, où ruse et compromis, coup de pouce et filon servent de passeport pour accéder aux places. Le jeu des connaissances, l’argent comme sésame sont plus qu’inefficaces pour être du royaume instauré par le Christ. N’en font vraiment partis que ceux qui comme lui savent donner leur vie. Ils découvrent autre chose que les simples plaisirs que peuvent s’offrir les hommes, ils entrent tout bonnement dans le bonheur de Dieu. Ainsi ils sont sauvés.

Au début d’une année,  dans la liturgie, on cherche à découvrir encore qui est le Christ et quel est son secret d’homme parfait. Nous voici invités à nous demander :

A-il donné sa vie ?

Donnerai-je la mienne ?

N’est-ce pas, en avent, une très bonne question ?

05/12/2010

2 Réponses pour “Donner sa vie !”

  1. Redigé par SOLEIL:

    BONJOUR
    Pour moi assurément le CHRIST a donné sa Vie .
    Offrande à tous les hommes pour leur donner le SALUT.
    Dialogue du vendredi saint au calvaire
    Ce soir tu seras avec moi au paradis à l’un des 02 hommes crucifiés avec lui
    parce qu’il a reconnu la démarche de DIEU fait HOMME dans toute sa dimention, mais aussi parce qu’il n’a pas reconnu JESUS pour être à son service et le sauver de sa peine
    Donnerais je la mienne!
    Il y a mille manière de donner sa vie, de l’offrir, pas forcement en mourant biologiquement, mais en mourant à nous même, à nos égoismes, à nos mauvaises actions, à nos mauvais penchant, nos fausses certitudes.
    C’est un rude combat, un ouvrage à remettre cent fois sur le métier.
    MOURIR POUR RENAITRE à L’AUTRE
    BONNE NOUVELLE SEMAINE DE L AVENT
    BIEN FRATERNELLEMENT

  2. Redigé par la-petite-rien-du-tout:

    Salut et paix
    Quand Jésus m’a interpellée tout haut ds une église vide en 2000, Il m’a demandé ensuite de Le suivre. J’avais déjà eu l’expérience de son agir et je savais que si je disais oui je ne changerais pas d’avis parce que j’étais trop âgée, et que je ne savais pas où Il m’entrainerait!
    J’ai dit OUI et depuis je vis chaque seconde avec LUi, avec, comme tt couple, des prises de bec!
    A propos de J Bapt. je remarque que, tout gd prophète qu’il est, il a eu des doutes sur Jésus car il s’était trompé d’annonce. Jésus ne secouait pas la pelle à vanner! C’est pourquoi admettre que tout ce qui a été dit par les Pères de l’Eglise ne peut être entaché d’erreurs, entraine l’Eglise à des contorsions; le meilleur exemple est la signification donnée pendant des siècles au verset Mc 16,16 qui a entraîné la création des « limbes »!
    Regarder d’un oeil neuf les versets de Paul concernant les femmes va leur permettre d’être diacres permanents, car le bouchon saute!
    Paul VI a osé déclarer Docteur de l’Eglise trois femmes. Pour lui, le verset 1 Cor 14,34 empêchait seulement la femme d’avoir des fonctions hiérarchiques, et Docteur de l’Eglise ne l’est pas. S’il avait pu me lire, il n’aurait pas invoqué ce verset .
    J’ai donné la vraie explication des passages de 1 Cor sur les femmes dans mon blog. Vraie car Jésus me l’a confirmé .
    Je ne suis pas chargée de vous le faire croire mais de vous le dire .
    http://lapetiteriendutout.blogspot.com
    je vous rappelle que je suis ermite de l’Eglise catholique, et reconnue mystique