1er dimanche de ce temps

bougie

Une méditation à partir d’un bel échange avec l’un de mes frères assomptionnistes que je confie a votre prière. Il est au soir de sa vie. Courage Christian.

Après avoir lu, je vous invite à prier en musique en clickant ici

Nous l’entendons, nous le lisons : « Le temps de l’Avent est un temps  privilégié », certainement, bien sur… mais pourquoi faire ? Attendre ? Désirer ? Se décentrer ? Oui pourquoi pas… ! C’est effectivement important, mais dans le fond qu’est ce que cela signifie ?

Je vois pour ma part une exigence bien plus importante encore et qui ne prend pas le risque de s’installer  dans une évaluation personnelle (aussi importante soit-elle) qui finalement, si l’on n’y prend garde, pourrait devenir une « prise de pouls » conduisant  à un diagnostique inquiétant. Il me semble que le temps de l’Avent pose une question bien plus fondamentale : qui est le référent de toute ma vie ? Dans ma prière à qui est ce que je parle ? A qui est ce que je pense ?

C’est l’Evangile de ce premier jour de l’Avent qui me conduit à m’interroger de la sorte. Ces paroles inquiètent, elles envisagent des cataclysmes et des chamboulements cosmiques, des malheurs et des inquiétudes.  Notre monde, la terre de l’humanité resteront ils soumis pour toujours aux fièvres d’une société qui ne parvient pas, toute seule à trouver son équilibre ? Pas de paix en vue ? Pas de joie en vue ? Pas d’harmonie en vue ?

Je vous propose d’en revenir à notre première interrogation « Qui est le référent de ma vie ? » Est-ce celui qui au centre de cette terre d’humanité chahutée viendra dans les nuées ?  Qui ?

La réponse pour tout bon chrétien est simple à formuler, d’une évidence si claire que le texte ne fait pas durer le suspens : c’est le Fils de l’homme !

Le Fils de l’homme, est-ce bien le référent de notre vie, celui devant qui nous nous tenons lorsque nous prions ou pensons Dieu ? Réflechissons, est-ce bien lui que nous voyons dans cette description évangélique ou non ? Dans ce tableau aux accents apocalyptiques comprenons-nous que Jésus de Nazareth, lui le Fils de l’homme absorbe  toute l’humanité qui vers lui se tourne comme son propre corps ?

Le reconnaitre ainsi n’est pas de l’ordre de l’évidence. Un parcours est nécessaire. Ce parcours est un apprentissage, une ouverture de cœur et d’esprit .Il est nécessaire de connaître son chemin et son comportement pour le reconnaitre comme Fils de l’homme. Pour être reconnu dans toute sa gloire, il est nécessaire qu’il soit connu en sa vie terrestre. Car lui qui jusqu’à la fin de sa vie, à quelques exceptions près, a essuyé le refus revient plus fort que toutes les puissances que nous connaissons ou imaginons.

Toi qui te dit incroyant qui est ton référent de vie ? Toi qui au contraire dis croire, même question : qui est ton référent de vie ? Conscients de la méprise à l’encontre de Jésus de Nazareth telle que l’évangile la révèle, sommes-nous sûrs que Jésus de Nazareth, le vainqueur de la mort et le Fils qui vient, se trouve bien au centre de notre vie comme il nous est présenté encore aujourd’hui au centre du monde ? Es-tu sûr que tu ne t’égares pas vers d’autres dieux ou substituts de dieux. Je le répète vois-tu quelqu’un d’autre venir sur les nuées du ciel ? Apocalypse veut dire (non pas catastrophe) mais dévoilement, révélation, levée du voile. N’est-ce pas ce qui nous est avant tout dévoilé :

Lui et aucun ou aucune autre ?

Devant qui te tiens-tu ? Quand tu pries ou pense Dieu ou à Dieu ?

Recentrer sa foi

Temps de l’Avent

Debout « devant Lui » exclusivement ! ?

28/11/2009

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