Où sont-ils ?

 pris ici http://jbesset.blogspot.com

Excellent dimanche a vous toutes et tous.

En communion de prière


La question est posée par le Christ. Mais la réponse est tout à fait évidente : là où le Christ les a envoyés ! Ne leur a-t-il pas commandé d’aller se montrer aux prêtres. Et n’est-ce pas ce qu’ils sont en train de faire ? Il est vrai qu’en chemin la lèpre a quitté ces hommes. Mais justement, à fortiori, ne doivent-ils pas continuer leur route jusqu’au constat qu’effectuera le prêtre, sans quoi ils ne pourraient pas réintégrer la vie de ceux qui sont indemnes de cette maladie. En plus ils sont bons juifs et consciencieusement se soumettent aux lois de la communauté. Pour pouvoir à nouveau jouir de tous leurs droits il leur faut le billet de réintégration que seuls les prêtres peuvent délivrer. Alors ils continuent leur route et poursuivront leur vie comme elle fut commencée avant d’avoir été interrompue par le mal qui exclut. En ce comportement tout n’est-il pas normal ?

Pourtant le Christ dit : où sont-ils ?

Si les neufs ont suivi le cours normal des choses, comment se fait-il alors que le dixième homme, lépreux lui aussi guéri, n’a pas continué de la même façon ? Qu’a-t-il compris de plus que les autres n’ont pas perçu ? A-t-il établi un lien entre sa guérison et Celui à qui, tous ensemble, ils avaient pourtant demandé de les prendre en pitié ? Aucune description ne vient le confirmer. Ce qui se passe en soi est bien trop mystérieux. Mais en ce samaritain, hérétique de surcroît, quelque chose s’est passé.

Et il fait demi-tour, voici la conversion !

Il rebrousse chemin, tout en glorifiant Dieu, pour venir vers le Christ (le Messie), se jeter à ses pieds la face contre terre et lui chanter ses grâces. A travers sa posture et sa jubilation n’exprime-t-il pas sa confession de foi ?

Le Temple ? Le Christ ?

N’a-t-il pas fait son choix ?

Du coup il est le seul à qui le Christ a dit : « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé » Tous furent guéris, un seul fut sauvé, est-ce, ce que nous devons comprendre ? Et les autres où sont-ils ? Les neuf autres (drôle de chiffre) n’ont-ils donc rien compris ? La santé recouvrée, leur perception de Dieu n’a-t-elle donc pas changé ?

Être sauvé c’est croire dans le Christ !

Étaient-ils prisonniers d’une façon de faire ? En eux aucun déclic ? La religion encombre et sclérose le cœur quand elle n’est vécue qu’en démarches extérieures conformément au rite. Est-ce le cas des neuf qui firent sagement ce qui était prescrit ? Et peut-être, plus prosaïquement, faisaient-ils ce raisonnement : « Que m’importe la suite puisque je suis guéri. » Ce qui doit arriver bien souvent dans nos vies ! Les rejetés, comme cet hérétique venu de Samarie, la chose est bien connue à travers l’évangile, se sont laissés toucher plus que les gens pieux, par la bonté du Christ. La lèpre avait réuni et les uns et les autres mais une fois celle-ci disparue la frontière renaît entre les bons et les mauvais.

Voici notre dilemme :

Un seul fit demi-tour quand les neuf continuent.

Pourquoi ?

Où sont-ils dit le Christ ?

Peut-être devrions-nous, car ce texte est pour nous, entendre également :

Où sommes-nous ?

10/10/2010

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