Liturgiste… aie aie aie…

Je suis liturgiste. C’est mon job ! Je suis un passeur de l’intelligence de la liturgie à ceux qui viennent m’écouter sur le sujet… Pour être honnête disons que j’essaie de l’être. Ce n’est pas simple, il faut apprendre à mesurer l’impact des mots, des expressions  et leurs effets. Et les possibles dégâts peuvent écraser les déclics que les topos provoquent. Une parole prononcée ne nous appartient plus tout à fait…

Ce week-end, 20 jeunes de Caluire me demandent de leur faire un topo sur l’Année liturgique un sujet passionnant, obligeant à prendre conscience à la fois du temps qui passe et notre devenir dans ce temps qui n’est pas du temps qui se perd, mais notre échelle de Jacob qui nous fait monter vers Celui qui nous comble… Il faudra être juste, ils ont entre 12 et 18 ans…

Après les formations doctrinales à La catho de Paris, les rencontres dans les rencontres diverses aumônerie de l’ENS de Cachan, paroisse de Vaulx en Velin, service de liturgie du diocèse de Lyon, lecteurs de Signes Musique, et Signes d’aujourd’hui et les lecteurs de Prions en Eglise…. je continue d’apprendre pour moi, et j’apprends à traduire tout cela pour que la liturgie dans ses gestes, ses mots, ses attitudes devienne naturelle pour tous en fidélité à ce que demande l’Eglise.

La formation permanente est nécessaire. Deux associations de liturgistes m’aident énormément: la toute jeune « Association Sacrosantcum Concilium » et la vénérable « Societas Liturgica » elle sont des lieux de recherche, de rencontres et de travail de l’intelligence, des lieux d’amitié qui consolent souvent. Les a priori sur les liturgistes ont la peau dure !

La Liturgie est un domaine de la théologie qui continue à se penser, se réfléchir et qui mérite que beaucoup s’y investissent pour éviter certaines étrangetés…

Racontez-moi, dites-moi… la liturgie pour vous ?

Et puis allez, petite pub locale…: http://psl-lyon.catholique.fr/

05/09/2010

Une Réponse pour “Liturgiste… aie aie aie…”

  1. Redigé par Lecteur et acolyte:

    La liturgie, pour moi, puisque tu m’y invite, c’est la rencontre d’un peuple convoqué par son Seigneur. Le Seigneur parle à son peuple dans une langue et avec des signes que son peuple peut comprendre. Ceci entraine plusieurs conséquences non négligeables :

    1 – A charge pour des bonshommes comme toi, comme moi, et aussi bien d’autres de faire le grand écart entre des rubriques écrites pour une culture et la part du peuple de Dieu qui est en face de moi avec sa culture différente.

    2 – Ma marge de manœuvre est encore plus réduite parce que la liturgie ne m’appartient pas, mais elle m’est donnée dans la Tradition : prenons un cas extrême et éloigné de la réalité pour se faire comprendre : même si je pensais qu’il serait bon d’utiliser la liturgie de St Jean Chrysostôme, j’ai le missel Romain entre les mains et sa P.G.M.R.

    3 – Je fais confiance à l’Esprit, une fois que j’ai fait de mon petit mieux. Et j’essaie, avec les conseils de frères ou de sœurs, de m’améliorer.

    Bref, je suis souvent bienheureux de me trouver au milieu d’une l’assemblée et de suivre ce que font d’autres, même si ce n’est pas extra. J’ai appris l’indulgence avec le temps.