Donnez leur…

tiré du site eucharistiemisericor.fr.fr

Dernier dimanche de fête de la série post Pentecôte… La fête Dieu, comme « on dit », celle du Saint Sacrement comme elle s’appelle.

Bon dimanche à tous !

Jusqu’au soir elles ont écouté le Christ. Mais la nuit vient, que vont-elles devenir ? Pas d’abri, pas de nourriture, ne vaudrait-il pas mieux les renvoyer chez elles ? Les Douze le suggèrent. N’est-ce pas le bon sens ? Mais Jésus le refuse. Ces foules, à qui il a parlé du royaume de Dieu et dont il a guéri ceux qui en « avaient besoin» (Lc 9, 11) il ne veut pas les renvoyer.

D’ailleurs où iraient-elles ?

N’ont-elles pas trouvé en lui celui qu’il faut trouver ? Et le royaume dont il les a entretenues ne serait-il qu’une vague espérance ? Il est déjà une réalité en marche. Avec le Christ, le royaume est là, présent. Les Douze sont loin de l’avoir bien compris, mais il est temps pour eux d’en savoir davantage.

« Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Lc 9, 13)

Surprise, avec quoi le pourrions-nous, semblent-ils dire ? Pas de pain en quantité suffisante et seulement quelques poissons… ce genre de service ne s’improvise pas. Comment avec si peu apaiser tant de faim ? Devraient-ils acheter des pains autant que nécessaire ? (Lc 9 13b) Mais est-ce bien cela qui leur est demandé ? Jésus n’acquiesce pas à ce nouveau propos. Alors comment s’y prendre pour donner à manger ?

Mais oui comment s’y prendre ?

La suite de l’évangile peut-elle nous aider ? Lentement, semble-t-il, nous voyons apparaître le rôle des disciples. Ce que l’on peut noter c’est que : « Jésus prit les cinq pains avec les deux poissons, les bénit, les rompit.. » (Lc 9, 16) Puis c’est à ses disciples qu’il donne de les distribuer. Et que s’est-il passé ? Étonnant est le résultat. La faim des hommes est comblée, au-delà même de leur besoin puisque du pain et des poissons il en resta encore douze couffins pleins. Les disciples n’ont pu renvoyer les foules, pas plus qu’ils n’ont eu besoin d’acheter du pain.

Qu’ont-ils fait alors ?

Ils se sont contentés d’obéir au Christ et de distribuer ce qui était déjà là. Et ce fut suffisant. En effet, il n’est pas dit que les pains furent multipliés mais qu’il y en eut assez. La nourriture existe et même en abondance, bénie, rompue, on se souvient alors quelle est sa provenance. Ne vient-elle pas du Seigneur ? Et donc elle appartient à tous ceux qui ont faim.

Qu’attend-il des disciples ?

Qu’ils prennent en charge l’homme. Qu’ils sachent d’où vient le pain et par la bénédiction qu’ils le fassent savoir afin que l’homme apprenne à bien gérer sa faim. Cette scène au désert loin d’être un coup d’éclat, ou un coup de magie, manifeste plutôt que dans le monde aride, au royaume de la faim, les disciples du Christ, s’ils sont vraiment disciples, peuvent faire beaucoup et plus qu’ils ne pensent pour apaiser la faim. Puisque Dieu qui donne la création, nous donne encore plus en se donnant lui-même, tous les hommes doivent pourvoir trouver leur nourriture. Mais pour qu’il en soit ainsi Jésus demande à ses disciples, vrais serviteurs, d’être les intendants de sa Parole et de son Corps et de veiller à ce que tout homme reçoive ce dont il a besoin pour apaiser sa faim. Les foules trouveront-elles en nos communautés de quoi nourrir leur vie ?

Sommes-nous des disciples

Qui lorsqu’ils communient

Se sentent envoyés aux foules encore affamées ?

05/06/2010

Une Réponse pour “Donnez leur…”

  1. Redigé par la-petite-rien-du-tout:

    Salut et Paix
    Le Lévitique précise que le minimum à donner à ceux qui n’ont pas de quoi, représente 10% de son revenu, et en plus que ce don est à réserver en priorité car il est don pour Dieu. Les cathos sont loin du compte et qu’il y en ait qui donnent bp plus ne compensent pas! S’appuyer sur les paroles de Jésus qui dit de tout donner, pour se dire que ce n’est pas possible, donc ne rien faire … garder ses mains bien serrées dans ses poches!
    Ermite, Jésus m’a invitée à participer de façon active à Internet, ce qui n’est pas ma tasse de thé, car j’ai travaillé sur ordinateur tte ma vie professionnelle. Pour amener le point de vue qu’Il me donne ou que l’Esprit Saint me donne (mais il n’y a pas dispute entre eux!!!) avec ma façon à moi de le dire. Pour diffuser aussi le message que Dieu me donne à diffuser et dont la teneur se répand peu à peu dans l’Eglise et ailleurs. Un travail qui est parfois gratifiant mais surtout ingrat par les obstacles mis par ceux qui ne peuvent admettre qu’une mystique soit vivante et non pas morte depuis 100 ans au moins!
    Un travail qui me donne autant de joie et de peine qu’a connues Jésus et tous ceux qui sont à sa suite! Oui les foules sont affamées de témoignages plus que de raisonnements intellectuels et Jésus multiplie les témoins beaucoup plus maintenant qu’autrefois, car Il les voit se trourner vers des gourous ou des doctrines profondément a-religieuses.
    ma prière vous accompagne