Femmes dites-nous !

Joie, joie forte toujours nouvelle : IL EST VIVANT, dites le, annoncez le partagez le… selon votre langue

Chaque année en célébrant le Ressuscité, il nous faut demander aux récits évangéliques le sens de cet événement qui déborde l’histoire. Sinon nous l’oublierions et nous vivrions la Pâques selon notre imagination. Cette année méditons ce que nous en dit Luc. De bon matin des femmes vont au tombeau. Empêchées jusque là par le temps du sabbat, elles se précipitent dés le lever du jour. Avec des aromates, que viennent-elles  faire ? Honorer un cadavre ?  Or elles ne trouvent pas ce qu’elles venaient chercher.

Car le corps du Seigneur Jésus a disparu !

De cette disparition que faut-il en penser ? Que  le tombeau étant vide le Christ est ressuscité ? Mais ce serait oublier que le corps aurait pu être déplacé, enlevé, volé … L’absence de cadavre ne peut être une preuve. Aussi demandons-nous, devant le tombeau vide, ces femmes que comprennent-elles?

Parviennent-elles à croire à ce qui s’est passé?

Sont-elles convaincues qu’il est ressuscité ?

A bien scruter le texte on pourrait en douter. Certes elles font une expérience, celle d’être interpellées. Deux hommes en habits éblouissants se tiennent devant elles. Elles ne regardent pas puisqu’elles baissent les yeux. Dieu serait-il là ? Dieu, en effet ne peut pas être vu, mais elles peuvent l’entendre. Et voici la parole qui leur est délivrée.

Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est Vivant ?

Pourquoi, en effet ?  Parce qu’elles n’y avaient pas pensé ? Parce qu’elles avaient oublié ce que Jésus avait dit ? Parce que la résurrection étant si transcendante elles ne pouvaient la soupçonner avant qu’elle ne soit réalisée ? Mais ce qui est sûr et qu’elles nous transmettent, sans même prendre la parole, c’est que le tombeau vide n’est pas le lieu où l’on peut rencontrer le Christ ressuscité!

Mais alors où aller ?

En Galilée ? Ce qu’indiquait  Matthieu, Luc ne le dit pas. Si Luc parle de la Galilée c’est simplement pour rappeler des propos énoncés là-bas  par le Seigneur alors qu’Il annonçait ce qui vient de se passer. Le souvenir de ce que Jésus avait dit sans avoir été bien compris, maintenant peut nous aider à  réaliser ce qui vient de se passer. Le travail de mémoire éveille la conscience au jour qui vient de naître. Et les femmes, sans doute, reçoivent la lumière de la nouvelle Pâques. Mais rien de bien clair ne transparaît vraiment. Rien n’explose chez elles, pas de joie débordante, ni de cris d’allégresse. Ont-elles vraiment compris qu’Il est ressuscité ? Elles parlent cependant et partagent aux apôtres ce qu’elles ont vu et entendu. Pierre se met en route et constate à son tour que le tombeau est vide, mais ne va pas plus loin. En ce matin de Pâques pas de débordement, il y a peu d’enthousiasme. Ni elles ni les apôtres avec Pierre à leur tête ne semblent avoir compris. En ce matin de Pâques ces femmes nous le disent le tombeau est vide mais celui qu’elles cherchaient où vont-elles le trouver ? Ceci nous intéresse.

Et où va s’établir le contact avec lui ?

A travers des images, des perceptions, des visions ? Ne nous engageons pas sur de mauvaises pistes, mais vivons dans la foi. La parole est première et touche nos oreilles. Et Luc nous précède sur ce chemin de foi.

Les femmes ont constaté  le vide du tombeau, et Pierre, comme elles en ce matin de Pâques, se laisse travailler par la parole ensemencée au cours du temps de Galilée. Est-Il ressuscité ? La suite va le dire en insistant surtout sur le lieu où Il peut être rencontré.

Alors où le trouver ce Seigneur Jésus Christ pour mieux le rencontrer ?

Arrêtons nos questions et laissons-nous porter jusqu’au prochain passage du chemin d’Emmaüs. Et que découvrons-nous ? Que pour nous aujourd’hui le lieu de la rencontre, reste d’abord celui de la Parole, d’une Parole féconde qui fait l’Eucharistie. Ces femmes, me semble-t-il, sont restées en chemin pour mieux nous indiquer à nous autres aujourd’hui le lieu par excellence où l’on peut communier au Christ ressuscité.

Après notre récit, suit celui d’Emmaüs (Lc 24, 13…) et les deux ne font qu’un. De ce matin de Pâques où tout à basculé, la mort est engloutie, nous avons maintenant l’exacte réalité en chaque eucharistie. Celui qui est Vivant, en quittant le tombeau, nous rejoint chaque fois qu’on fait l’Eucharistie. Il est ressuscité, à notre tour de l’être.

Est-ce là le message des femmes ?

Dites-nous, femmes?

Est-Il ressuscité ?

03/04/2010

Une Réponse pour “Femmes dites-nous !”

  1. Redigé par la-petite-rien-du-tout:

    Salut et paix
    Quand Marie-Madeleine est revenue du tombeau où Jésus lui était apparu >avant de monter vers son Père et notre Père < elle s'est heurtée sur le chemin à un groupe de femmes qui venaient aux nouvelles, car la rumeur "le corps de Jésus a disparu" avait secoué tout le groupe des disciples. Elle est donc repartie avec elles vers le tombeau. Quand elles en sont revenues, c'est là que Jésus, ressuscité, les a rencontrées et les a laissées toucher et embrasser ses pieds, (Mt 28,9) . Tout le groupe a donc raconté qu'elles avaient vu et touché Jésus! Mais comment croire des femmes?
    Marie-Madeleine ne racontera sa rencontre personnelle aux Apôtres qu'après l'Ascension.
    Mystique, comme Jésus m'a donné le synopsis du matin de la Résurrection, qui met d'accord tous les Evangiles, Synoptiques et Jean, non seulement je l'ai mis sur mon site en détaillé, mais je l'ai dit à l'Eglise. Beaucoup me croient et pourtant, je suis une femme!
    La prière de l'ermite vous accompagne sur le chemin où Jésus a mis ses pieds.