Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?

Ce soir j’entends cette parole du Seigneur pour moi. « Pourquoi as-tu douté ? »

Le cardinal, me demandait il y a quelques temps de préparer une célébration pénitentielle pour l’ensemble des prêtres du diocèse à l’occasion de la journée du presbyterium à Ars. Un  « gloups ! » immédiat a suivi la lecture du mail du père évêque.  Comment organiser la proposition ? Comment annoncer le sacrement ? Comment conduire la célébration ?… Allait-on échanger nos étoles et se confesser les uns aux autres ?… Etait-il préférable de proposer une célébration non sacramentelle ? Le sacrement est un peu chahuté… Et tant d’autres questions du même acabit.

Une fois ces questions posées, je me suis mis à prier. J’ai demandé la prière d’amis. Je me suis mis au travail en prenant conseil auprès d’amis prêtres. Et très naturellement  en fils de Saint Augustin, que je suis, une évidence s’est faite jour : il fallait proposer une « confession augustinienne ».

Cette confession articulée autour de trois temps fondamentaux : La Confessio Laudis, la confessio Peccati et la confessio Fidei.

C’était cela la force prophétique de cette démarche voulue par Mgr Barbarin ! Il était important au cœur du maelstrom des attaques et des hurlements que l’Eglise subit en ce moment (et c’est loin d’être terminé…) il fallait dire notre joie d’être prêtre, de reconnaitre la fidélité du Seigneur au long de nos 2, 10, 30, 50 ans et plus à la suite du Christ dans le ministère de Prêtre. Oui au cœur de ce que nous traversons nous avons chanté a plein poumon « Bienheureux êtes vous ! Tressaillez de joie ! ».

Puis après avoir entendu l’appel de Levi dans l’Evangile, nous avons pris le temps pour ceux qui le souhaitaient de vivre le sacrement en tête à tête.  Chacun a pu méditer les mots de la prière d’ordination et ceux du dialogue d’ordination que j’avais photocopiés pour chacun. Certains redécouvraient cette sublime prière, d’autres l’approfondissaient et tout nous nous préparions ainsi à renouveler nos promesse le soir, et à chanter tous ensemble en communion le psaume 115.

Quelle joie au moment de nos échanges, nous en avions pris conscience : des paroles se sont offertes de la part du Seigneur les uns aux autres : paroles de Pardon de la Part de notre maître, paroles d’encouragement, paroles de tendresse fraternelle.  Des mots offerts comme du baume qui soulage, apaise, guérit et sauve !

Puis, réconciliés, fort de la force du Seigneur lui-même nous nous sommes lavés les pieds les uns aux autres, signes de service et moment de refondation pour repartir au cœur du monde que Dieu aime et qu’il nous faut servir. Confession de foi ! Surs de l’amour du Seigneur et de sa présence.

Au soir, à l’entrée de la cathédrale pour la messe chrismale, une profonde paix et une profonde amitié au cœur du presbyterium étaient palpables. Mgr Barbarin et ses évêques auxiliaires ont remis à chaque, prêtre, chaque diacre une étole signe de notre ministère pour le monde. Au cœur de la Cathédrale bondée, près de 2000 personnes, nous avancions en procession : serviteurs de l’Eglise qui est à Lyon.

Je rends grâce Seigneur !

« Homme de peu de foi… »

AMEN

01/04/2010

2 Réponses pour “Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?”

  1. Redigé par la-petite-rien-du-tout:

    Salut et Paix
    Je n’ai jamais su ce que pouvait être une « vie de foi » puisque je suis passée de l’athéisme à une certitude. Même si Je me suis faché avec Jésus pendant qqs dizaines d’années, on ne se fâche qu’avec quelqu’un qui existe! Puisqu’Il m’a rattrappée il y a dix ans, je vous en offre le récit que je viens de mettre sur mon site
    Impossible qu’Il ne soit pas ressuscité, Jésus ! Comment un homme, né il y a environ 2000 ans, ne serait pas mort depuis ? Et cet homme, par sa voix sonore dans une église vide, m’a fait peur en me parlant, en plus, d’évènements que j’étais seule à connaître. Seule avec Dieu !
    J’étais rentrée dans cette église, à Madagascar, cette après-midi là, le 14 Juillet 2000, pour finir ma bobine de photo. Avec un appareil professionnel devant moi et le sac spécialisé contenant les autres objectifs sur l’épaule, et toujours sur mes gardes, je revenais d’un reportage effectué dans une léproserie. La photo a toujours été mon hobby. Prendre une attitude sur le vif ou cadrer exactement un tableau pour n’avoir même pas à découper les bords avant de le mettre sous verre. J’avais abondamment mitraillé les enfants toute la journée et aussi les adultes guéris et restés sur place car, mutilés, ils ne sont pas acceptés dans leur propre village.
    Il me restait quelques photos à prendre de ma dernière bobine. Fâchée avec Jésus, parce qu’Il m’avait demandé trop il y avait quelques dizaines d’années, je ne rentrais plus dans une église. Mais où trouver quelques photos à faire, j’avais déjà arpenté toute la localité ? Donc l’église, pour prendre des photos, pas pour dire bonjour !
    Un chemin de croix très joli, un crucifix avec un Jésus aux joues rebondies, et ma bobine est terminée. Je me dirige vers la sortie en passant devant ce crucifix, et là, une voix sonore me fait bondir sur place et aplatir, serré contre ma poitrine, mon appareil photo…. Rien…Je connais ce stratagème, j’ai déjà voyagé dans des pays où il faut toujours se tenir en alerte car la fauche y est une activité lucrative. Si la personne se retourne, surprise, l’appareil photo change de propriétaire !
    Donc, mon appareil toujours serré sur moi, je jette un coup d’œil derrière…. Rien …Et je réalise seulement alors ce qui m’a été dit. Une phrase en forme de question qui évoque ma propre expérience de la NDE et les évènements graves qui en ont été la conséquence. Qui pouvait connaître ? Je n’en avais jamais parlé à personne. Et à Madagascar ! Une voix chaude de baryton-basse. Ce n’était pas celle d’un voleur audacieux comme je l’avais cru, mais de Celui qui avait participé à ce morceau de mon histoire.
    Alors je ne « crois » pas à la Résurrection de Jésus, ni qu’Il est Fils de Dieu vivant dans la Gloire de son Père. Pas plus que je ne « crois » qu’aujourd’hui où j’écris cette page, j’existe.
    On ne « croit » pas à une évidence ! Ceux qui ne peuvent se résoudre à admettre les témoignages, car je ne suis pas la seule à témoigner, qu’ils sachent que, sur le témoignage de voyageurs qui en revenaient, j’avais osé prendre un avion de Paris à Madagascar que je n’avais jamais vu auparavant !

    PS C’est ainsi que je suis devenue ermite ! (de l’Eglise catholique)

    Ma prière vous accompagne

  2. Redigé par Claude:

    Que voilà un superbe témoignage!!!!!! Preuve s’il en est besoin que la Foi en Christ n’est pas morte,et ne mourra jamais.Gardons confiance en l’Esprit-Saint qui viendra donner un magistral coup de pied dans la fourmilière quand Il jugera bon de réveiller la conscience de l’Humanité.