Acceptes-tu Dieu ?

1er dimanche du temps béni du carême. Temps dont on a du mal finalement à se faire une idée ! Un temps pour changer de vie ? Oui mais laquelle, et pour combien de temps ? N’avons nous pas fait un carême l’an dernier pour cela ? Quel résultat ? Alors un temps pour devenir quoi ? Pas à pas apprenons ce qu’est ce temps, aujourd’hui affrontons nos démons !

Acceptes-tu Dieu ?

Tel qu’Il est ? C’est-à-dire tel qu’Il se révèle en Jésus de Nazareth ? Ou bien fais-tu  ‘’Satan’’ comme cela est montré dans les tentations, Parole de Dieu pour ce premier dimanche de Carême.

‘’Si tu es fils de Dieu’’ lui est-il suggéré deux fois sur trois. ‘’Si tu es fils de Dieu’’ et puisque tu as faim, ordonne à ces pierres de devenir du pain. Mais Jésus ne veut pas. Qu’est-ce qui l’empêche ? Ne serait-il pas fils de Dieu, capable de tout faire y compris de se nourrir en transformant ‘’magiquement’’ ce qui habituellement n’est pas très nourrissant : des pierres ?

Eh bien non il n’est pas ce genre de fils de Dieu.

Et pourtant il est fils ! Que faut-il donc comprendre ? La réponse qu’il donne nous suffit-elle ? Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre.

Acceptes-tu cette parole ?

Jésus refuse de se fournir à lui-même l’aliment dont il a besoin. Attend-il tout du Père ? Conteste-t-il le primat si courant de l’économique sur d’autres nourritures encore plus nécessaires à la vie ? Jésus a jeûné. Le jeûne creuse-t-il une  faim bénéfique ? Oriente-t-il vers la reconnaissance que tout vient de Dieu ?

Que la vie et tout ce qui l’entretient est un don ?

Tout est don dit le Christ. Tout est dû disons-nous !

La différence est grande, qu’acceptes-tu de dire ?

La deuxième tentation n’attaque pas le Christ selon la formule que nous venons d’entendre, mais lui fait miroiter le pouvoir, la vanité de dominer ce qui lui permettrait de voir d’un seul regard tous les royaumes de la terre et de les posséder. Curieuse tentation qui laisserait entendre que Dieu ne les possède pas, alors que nous le disons souvent, n’est-il pas tout puissant ? La possession quelle qu’elle soit, la main mise sur les autres, avoir des royaumes sous sa propre tutelle n’est pas le fait de Dieu.

Dieu ne possède pas.

Le Satan se vante de pouvoir le faire et l’on pense qu’il en est de même pour Dieu et l’on rêve de partager tant soit peu ce pouvoir. Vouloir posséder, se vanter de régner en maître, asservir et se faire servir n’est-ce pas alors vendre son être au diable ?

Tu n’adoreras que  Dieu seul.

Dieu ne règne pas à la manière de notre imaginaire, de notre façon de faire. Dieu crée, fait advenir dans la liberté. Sa puissance est don de vie. Dieu crée le monde et ce monde ne lui appartient pas. Il le donne à ceux qui à leur tour le donneront aux autres…Le donneront… !

Accepteras-tu ce Dieu, que Jésus nous révèle et qui n’est que pur Don ? Te détourneras-tu de celui qui le singe et qui veut posséder et le monde et les hommes ?

Et voici la troisième avec de nouveau l’appellation de fils de Dieu. Es-tu bien sûr, toi ‘’si tu es fils de Dieu’’ que Dieu porte envers toi une telle bienveillance que rien ne pourrait t’arriver de pénible ? Es-tu bien sûr de sa Parole ? De son amour tel qu’il te l’a dit (cf. le baptême) ? Des preuves n’est-ce pas le minimum à exiger afin que tu sois sûr? Jette-toi en bas. Dieu interviendra et tout le monde croira ! N’est-elle pas tapie en nous quelque part cette tentation de demander à Dieu une action d’éclat pour qu’enfin on y croie ?

Non, répond le Christ, on ne met pas Dieu à l’épreuve !

Car autre est l’être de Dieu… il attire de l’intérieur du cœur. Ce n’est pas son pouvoir qu’il veut qu’on reconnaisse mais qu’il est don lui-même, purement Don au point que ce qui est, relève de ce Don.

Accepteras-tu que Dieu se taise maintenant puisqu’il nous a tout dit  et qu’entre lui et nous il y a connivence puisque s’il est Don nous sommes des donnés ? …

Entrer dans le Carême, laisser l’Esprit agir,

faire un peu de désert,

rien que pour mieux voir Dieu et lui laisser nous dire qui nous sommes pour Lui.

21/02/2010

4 Réponses pour “Acceptes-tu Dieu ?”

  1. Redigé par Clzuzon:

    Oui,j’accepte Dieu, mais c’est parfois difficile, car mes prières paraissent stériles et Dieu lointain. Mais il faut lui faire confiznce et le voir aussi chez les autres. « Dieu n’est pas dans les temples bâtis de la main de l’homme… et son temple, c’est vous » dit Saint Paul. Il faut consentir au silence, au lâcher prise, à lui faire confiance et c’est parfois difficile pour mon ego. Prion les uns pour les autres. Paix dans le Christ.

  2. Redigé par la-petite-rien-du-tout:

    Salut et Paix
    Tout en Dieu est don gratuit, mais, moi aussi, je peux être don gratuit. Car Dieu m’a donné sa liberté et comme je respecte la sienne, Il respecte la mienne! Le dialogue avec Dieu est un dialogue de liberté à liberté.
    A. Rouet, évêque, a écrit ds son dernier livre, et la matheuse que je suis entre autres apprécie, Dieu est Autre à la puissance deux. C’est à dire, pas autre que moi, moi étant l’étalon, mais tout à fait autre. Je dis autre à la puissance infinie! Mais comme Il m’a créée à son image, je peux suivre son Fils et comprendre ce qu’Il veut de moi.
    Respecter la liberté de Dieu c’est admettre que je ne comprends pas forcément ses actions, ses absences qui m’obligent à Le remplacer, à participer à sa création, à son puzzle ou je rentre en forçant un peu. Etre tout à fait sûre qu’Il est amour et amoureux de moi, des autres, et de tout sa création! Et « autre » fait que forcément je ne comprends pas souvent ses actions! Et qu’Il peut me les expliquer ou non!
    Ermite, je vis avec Jésus de façon étroite, si chacun ne respectait pas la liberté de l’autre …
    Ma prière vous accompagne

  3. Redigé par SOLEIL:

    Accepter DIEU, OUI. Mais si cette action, cette réflexion est sécurisante, car dans cet engagement nous nous remettons à lui, elle est aussi exigente car elle nous impose de remettre sans cesse l’ouvrage sur le métier.
    Le carême est un temps pour essayer de toujours se relever quand nous trébuchons confiant en la miséricorde de DIEU.
    Et à force de zigzaguer, nous finirons bien par marcher droit.
    Le carême, ce temps de dépouillement de soi prends alors tout son sens toute son utilité.
    Vivre le carême c’est accepter DIEU.
    Assurément
    Mais si la tâche est exaltante, elle n’en n’est pas moins rude.

    Bonne nouvelle semaine.

  4. Redigé par Elvis:

    Bien sûr que chaque année il y a un nouveau carême qui débute où l’on se met â faire des efforts car même si notre foi peut-être inusable, appliquer un précepte de vie impliquant des efforts et une constante ouverture vers le monde est en revanche moins aisé tellement l’homme est parfois pétri de doutes ou au contraire de certitudes qui nous détournent aveuglément du « bon chemin », du « chemin d’amour et de compassion ». Bien sûr, le pardon existe et nous empêche de plonger dans la culpabilité car Dieu comprend nos erreurs, il est « compassion ». Lorsqu’arrive le temps du Carême, je redouble d’efforts et essaye de garder en mémoire les épreuves qu’a subi Jésus et malgré les tentations, il n’a jamais douté et est toujours resté fidèle à sa foi. Comme quoi lorsque l’on a confiance en sa foi, on ne voit plus que l’essentiel dépouillé de tt superflu. Bon temps de carême à vous tous.