Méditation pour l’Epiphanie

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Des hommes en marche, à la recherche du but de leur vie.

« Ils ont trouvé… ! »

Pourquoi ce long voyage ? Dieu n’est-il pas partout ? Et toutes les façons de s’adresser à lui ne se valent-elles pas ? Quelle importance la façon dont on le perçoit , n’est-il pas en lui-même le même pour tous ? Ces Mages, qui ne sont ni trois ni rois, du moins selon l’évangile, ne sont-ils pas bien placés pour scruter le ciel et en connaître ses secrets. N’ont-ils pas leur façon propre de se rapporter à la divinité et ne vaut-elle pas celle des autres ? Que cherchent-ils alors de plus, en entreprenant ce grand voyage, qu’ils ne trouvent ni chez eux, ni en eux ? Que veulent-ils trouver qu’ils ne connaissent pas encore ? Il serait bien difficile de le savoir en vérité, si l’on s’en tient à spéculer au lieu de les accompagner jusqu’au bout de leur recherche ? Il n’en est pas moins intéressant de poser, ainsi, la question.

Oui qu’est-ce qui motive leur déplacement ?

Leur quête si grande, les met donc en route. Mais pas seulement sur leur seule intuition puisqu’un astre leur « fait signe » : « Le roi des juifs vient de naître ! » L’attraction de ce roi les touche jusque dans leur lointain Orient. Mis en route vont-ils le trouver ? Jérusalem serait-elle le lieu de la découverte ? Cela serait normal puisqu’il s’agit du « roi des juifs ». Mais à Jérusalem personne n’est au courant, si bien que la démarche des Mages affole toute la population.

Les plus lointains pressentent ce que les plus proches ignorent.

L’attraction du Christ se moquerait-elle des distances et même des appartenances ? Hérode joue la connivence mais à l’intérieur de lui-même tremble et enrage. Le « roi » recherché ne serait-il pas un concurrent ? Toujours entraînés par leur désir et en partie éclairés par la Parole, les Mages poursuivent leur route au-delà de Jérusalem, l’astre, déjà perçu, étant redevenu leur guide. Vont-ils parvenir au terme de leur quête ? Leur désir sera-t-il comblé ? Et quel désir d’abord ? De voir, de toucher, de vérifier ? Ou cherchent-ils quelqu’un à qui vouer leur vie, à qui faire une confiance sans limite, en qui reconnaître la vérité de Dieu autant que celle de l’homme ? Pourquoi un si long voyage ?

Dieu n’est-il pas le même partout ?

Dieu ?

Nos façons de le voir ne se valent-t-elles pas toutes ? Ou bien existe-t-il une révélation plus exhaustive, plus plénière ? Une connaissance de Dieu offerte à tous les hommes ? Sans dire mot, ces Mages, étrangers et païens (non juifs), nous répondent.

Leur besoin d’adoration était-il si pressant ?

Et ne pouvaient-ils, nulle part ailleurs, l’exprimer ? Car lorsqu’ils entrent dans la maison (pas la crèche), ils voient l’enfant avec Marie, sa mère et bien au-delà de toute forme de politesse habituelle, ils tombent à genoux et se prosternent.

N’est-ce pas l’expression, par excellence, de l’adoration ?

Ils ont trouvé Celui qu’ils cherchaient et jettent en lui toutes les puissances de leur être :Il est roi, mais pas seulement des juifs et lui offrent de l’or,

il est Dieu et pas seulement au ciel et lui offrent de l’encens,

il est Homme et comme tout homme : mortel et lui offrent de la myrrhe.

Ils ont trouvé Dieu en cet Homme, surgit du sein d’un peuple mais pour tous les peuples. Ils ont trouvé et peuvent s’en retourner mais par un autre chemin car ils sont transformés.

Ils ont trouvé… !

Mais ils avaient aussi bien cherché…  N’est-ce pas ?

02/01/2010

Une Réponse pour “Méditation pour l’Epiphanie”

  1. Redigé par Aurore:

    Les Mages se déplacent comme nous-mêmes le faisons devant l’Autel pour l’Adoration…Nous pouvons nous recueillir quelque soit l’endroit où les circonstances nous placent mais sommes irresistiblement conviés à partager Sa Présence face au Tabernacle