Le blog du Père Sébastien - pelerin.info http://pere.sebastien.blog.pelerin.info Un blog utilisant WordPress Tue, 12 Aug 2014 16:37:52 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.6 Alors on chante ? http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/alors-on-chante/ http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/alors-on-chante/#comments Wed, 30 May 2012 15:58:09 +0000 Sebastien http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/?p=764  

 

Je reprends ici un article paru sur le blog : http://www.letempsdypenser.fr . Tombé dessus totalement par hasard, je le trouve juste et ai l’impression de m’être fait couper l’herbe sous les pieds tant j’aurai voulu écrire cela. Bravo à Henry le Barde !

Mes petits amis,

Ne voyez pas en moi un réactionnaire aigri, un nostalgique des anciens temps, un pisse-froid qui réclame un ballet impeccablement calé et au point chaque dimanche. Serait-ce le cas que de toute façon je n’en aurais cure.

Je sais bien que faute de grives, on mange des merles, mais tout de même. La liturgie morfle. Chaque semaine, ce n’est pas seulement Bach qu’on assassine. Ni Krebs ou Buxtehude… Non, l’accumulation sédimentaire de tout un tas de petits egos personnels souhaitant souvent se faire plaisir provoque des grésillements rendant inaudibles cette communi(cati)on avec Dieu que la messe est censée nous offrir.

J’ai pleinement conscience que les paroisses ont déjà bien du mal à dégotter un organiste, ne serait-ce qu’un môme capable d’aligner les quatre accords nécessaires (la mineur, ré mineur, sol, do) à l’accompagnement sans risque et sans douleur de la plupart des chants liturgiques. Le plus souvent, c’est déjà une grâce d’avoir un guitariste (enfin une guitare et son propriétaire) sous la main.

Non, plus que l’instrumentiste, mes récriminations se portent sur le choix des chants. Il est très louable de la part des jeunes (et des faux jeunes) de vouloir « dynamiser tout ça ». C’est souvent de façon très bien intentionnée qu’on importe des chants bien enlevés pour réveiller une assistance devenue plus sel que poivre. Le petit combat éternel des anciens et des modernes, des ringards et de l’avenir de la chrétienté, à chacun son dimanche et on verra bien quelle messe est la plus belle, la plus festive, la plus fréquentée !

Sauf que cela pose quelques problèmes pratiques. Les chants sont devenus trop complexes. C’est là leur paradoxe. Ces rythmes pop, bourrés de contretemps, de mesures tronquées, de triolets et j’en passe, sont inchantables à plus de vingt. Immanquablement le résultat est le même que les chansons de copains aux mariages (vous savez, les pastiches approximatifs et lourdingues des chansons de Goldman qu’on a tous écrits à l’arrache au cocktail), c’est incompréhensible et raté.

A cela plusieurs raisons.

La physique, d’abord. Avez-vous déjà fait le calcul de la distance séparant l’animateur de l’organiste ? A une vitesse de 300 m/s, le son peut mettre une quart ou une demi-seconde à faire son chemin. Inutile de dire que l’organiste ne peut matériellement se fier à ce qu’il entend pour ajuster le tempo. Et au cas où il devrait s’adapter, c’est l’animateur et la chorale qui, en retour, seraient dans les choux.

Puis l’assistance. Une foule ne peut chanter correctement un rythme complexe. C’est un fait. Ce n’est même pas une question d’âge. Alors autant choisir un bon vieux 4/4 des familles.

Ensuite l’animateur. Celui-ci a rarement conscience que son rôle premier n’est pas de chanter, encore moins d’entonner une seconde voix, mais de battre la semoule. De donner le rythme. Problème : l’animateur moyen est doté d’un sens rythmique approximatif. Il redémarre souvent une mesure selon son bon vouloir, tronquant ou allongeant la précédente d’un soupir descendu du Ciel, et l’organiste suit comme il peut. Et si, en plus, il tente d’emmener l’assistance sur un chant aux rythmiques tordues et aux contretemps gospello-pop, on est foutu.

Pour finir, l’instrumentiste. Si l’organiste, quelque soit son niveau, aura toutes les peines du monde à reproduire efficacement le rythme enlevé d’un chant des JMJ, le guitariste pourrait, lui, être mieux loti. Après tout, ces chants ont été écrits pour lui ! Sauf que, bien souvent, c’est un instrumentiste moyen. Arpèges moyennes, accords plaqués au petit bonheur la chance, cacophonie. La guitare, c’est comme l’anglais : on peut rapidement faire illusion, mais ça ne dure pas longtemps.

Vous voyez où je veux en venir. Si l’Eglise rappelle que l’orgue est l’instrument liturgique privilégié et que, partant, il n’est pas idiot de choisir prioritairement des chants jouables sur cet instrument (surtout pour les paroisses qui ont la chance de disposer d’un bel instrument et d’un maître compétent), ce n’est peut-être pas une lubie vaticane. C’est peut-être, aussi, pour la beauté et la sérénité des liturgies. Histoire de ne pas être dérangé, distrait, et de pouvoir vivre pleinement notre rendez-vous avec le Seigneur.

Les meilleures volontés sont souvent au rendez-vous. Sauf que, parfois, un peu de professionnalisme – et d’humilité – ne font pas de mal.

On demande bien à l’assistance d’aller communier en ordre. On forme bien les choristes pour savoir ce qu’ils ont à faire en temps et en heure. Ca n’a rien d’un élan militaro-réac. C’est juste histoire de ne pas être détourné du principal par des petits couacs pourtant évitables.

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Saint Jour de Pâques http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/saint-jour-de-paques/ http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/saint-jour-de-paques/#comments Sun, 08 Apr 2012 09:46:31 +0000 Sebastien http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/?p=755

 

Cette méditation a été composée par un de mes frères assomptionnistes qui a vécu sa Pâques il y a près de deux ans déjà… Il fut pour moi un guide, un frère, un ami…

Au matin de Pâques

Où es-tu, toi qui maintenant lis ces lignes ? Qu’attends-tu, le sais-tu ? En ce grand jour de Pâques, le Soleil s’est-il levé dans ta propre existence ? La lumière du jour nouveau est-elle entrée chez toi pour faire vibrer ton être dans la foi ?

Pâques !

L’homme de Galilée, qui se nommait Jésus, a été libéré des puissances de mort où l’avait englouti la puissance des hommes. Sa faute, disait-on, comme condamnation, avoir voulu que Dieu soit comme lui était. Sa faute, avoir voulu que Dieu soit reconnu en ses dires, en ses gestes ; que Dieu soit identique à lui, Jésus, tel qu’il s’est comporté au contact des hommes et femmes de son temps.

La faute du Christ ?

N’être pas comme les hommes voulaient (veulent ?) concevoir Dieu ! Alors, comme croire en Dieu est chose très sérieuse, les hommes ont cru bien faire de crucifier Jésus pour qu’il ne renouvelle pas ses propres déclarations, jugées blasphématoires, car on ne voyait qu’un homme et lui disait qu’il était Fils de Dieu. La mort qui s’ensuivit, eut-elle raison de lui ? Un instant, certains hommes le crurent, d’autres le croient encore, mais…. ses disciples affligés de le voir disparaître furent bien surpris de l’entendre leur dire qu’il est ressuscité et de le reconnaître à la fois, vraiment Jésus lui-même mais dans un état différent. La vie, la courte vie publique de l’homme de Nazareth, sa façon d’être, de vivre, n’a pas sombré dans la mort. L’homme des béatitudes, heureux les pauvres de cœur, a été relevé des affres de la mort.

En s’exprimant lui-même, tout Dieu, vraiment, se révélait !

Pâques !

Qui donc est Dieu pour toi ? Avant de t’égarer, retiens un peu ton souffle. Si Dieu n’est pas pour toi comme a été Jésus, si son comportement n’est pas, selon toi, celui-là même de Dieu, pose-toi la question si vraiment tu es « croyant chrétien » ? Si vraiment  tu connais Dieu ? En se laissant persuader, au lendemain de Pâques, que leur maître, un temps mort, vivait, ressuscité, les Apôtres reconnaissent que ce qu’il a vécu, a été confirmé comme seul vrai chemin de vie. Que ce qu’il dit en s’exprimant sur Dieu, dont il se disait Fils de toute éternité, était vrai.

Le Christ crucifié est vraiment Dieu !

Et Dieu est, en son être unique, comme fut le Christ !

Si ce n’est déjà fait, secoue tes convictions, et s’il le faut, abandonne l’idée que tu te fais de Dieu.

Adore le Crucifié !

Laisse-toi pénétrer de son Esprit de Don et laisse-toi conduire jusqu’au don de toi-même… ! Quand les femmes arrivèrent au tombeau, selon l’évangile du jour, elles furent interpellées par un jeune homme, assis à droite, vêtu d’une robe blanche (Mc 16, 5) Nous comprenons, qu’il n’y a pas aujourd’hui à imaginer  qui est Dieu, car l’homme en blanc barrant de sa lumière toute quête dans l’au-delà, renvoie au Crucifié Vivant qui, dit-il, attend en Galilée ses disciples égarés, ce que d’ailleurs il le leur avait annoncé. (Mc 16, 7)

Lecteur de ce jour, quitte tes positions sur Dieu….!

Le Christ crucifié ressuscité te précède,

rejoins-le dans sa vérité d’homme et de vrai fils de Dieu.

Avance…!

Il te précède….!

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Felix… http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/felix/ http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/felix/#comments Sat, 31 Mar 2012 19:04:16 +0000 Sebastien http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/?p=751 en attendant... la colonne de cire ....

J’en parlais quelques articles plus anciens…  et au seuil de la Grande Semaine voici quelques mots sur Felix Culpa

« O Félix Culpa ».

 

O Felix Culpa, quae talem ac tantum meruit habere redemptorem !

 

« Heureuse faute, qui nous valut un tel Rédempteur !».

 

 

Cette expression est un passage de l’hymne du Praeconium paschale (plus communément appelé Exultet) qui est chantée par le diacre au moment de l’irruption de la Lumière du Cierge Pascale le soir de la veillée pascale. D’aucun affirme que cette expression serait augustinienne. Cependant, dans l’immense corpus offert par saint Augustin, il n’y a pas (encore) de référence attestée.

Durand de Mende[1], cité par Dom Capelle[2] pense que l’auteur de cette expression serait saint Ambroise. « (…) l’exclamation O Félix Culpa correspond à une pensée qui lui est familière (…) l’auteur de l’Exultet ressemble à Ambroise comme à un frère. ».[3]

Les études récentes (et anciennes) sur l’origine historique de l’association surprenante des mots « d’heureuse » et de « faute » manquent. Il en est de même des interprétations tant spirituelles que théologiques.

 

Comment comprendre le qualificatif « heureux » pour une « faute » ? L’article[4] du théologien-liturgiste contemporain Paul de Clerck permet de poser quelques jalons et conduit une réflexion. Cet article s’en inspire.

 

Une association scandaleuse

 

L’association des termes de Bienheureuse et de Faute est cause de scandale.

En effet en quoi la faute, apparentée au péché, peut elle être proclamée heureuse ? Pour le comprendre il est nécessaire d’assumer les notions théologiques de « faute » et de « rédemption » dans l’évolution personnelle de chacun.

Un adulte ne peut objectivement nier le mal sournois, à l’œuvre dans sa propre vie. Si cet adulte est baptisé et croyant, il ne peut nier non plus, l’œuvre du Salut à l’œuvre dans sa vie.

En observant son histoire personnelle, avec un certain recul, ce même adulte peut voir, parfois, que le mal, dont il fut complice ou victime à un moment précis de son parcours,  n’est pas qu’une expérience négative, mais qu’elle peut devenir un moyen étonnant pour rencontrer le Sauveur.

En constatant dans sa vie le scandaleux écart qui existe entre sa faute et la béatitude heureuse promise, cet adulte croyant pourra entrer dans une dynamique de conversion selon l’Evangile.

 

La bonne conscience seule est une erreur.

 

 

La tradition chrétienne exige de ne pas confondre le pécheur et son péché. Ainsi fait, le péché est-il relégué à l’oubli aux choses de peu d’importance. Attention cependant à ne pas aller trop vite. Il est profitable de considérer la notion de péché dans sa « perspective heureuse ». Il est évident que c’est l’expérience que l’on fait de ce péché qui est profitable et non pas, bien sur, l’acte. Cette perspective permet de s’extirper petit à petit du moralisme obsédant pour approcher du Sauveur venu pardonner tous les pécheurs. Saint Paul affirme  1 Co 4,4  Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me juge, c’est le Seigneur. Une négation de ses failles est un refus, conscient ou non, de l’accueil du Sauveur dans sa  mission : c’est manquer le Seigneur à l’œuvre, c’est manquer le Salut en personne. Luc 5, 31-32[5]

 

 

 

 

 

Le reproche sévère seul est une erreur.

 

Le danger possible lorsque le péché et le mal blesse encore et encore le parcours d’une vie consiste pour le pécheur à se détester. Perdu dans un tourbillon et un cercle infernal, ce pécheur peut désespérer de lui-même et se sentir esclave des contradictions que pourtant il rejette en esprit, mais que le réel lui impose. L’aversion vécue par le pécheur contre ce mal risque de se tourner contre lui-même et aboutir à une forme de haine de soi destructrice.

Le péché, pour le chrétien, ne peut pourtant pas être réfléchi sans la perspective de libération qu’offre le Rédempteur. Le reproche n’a de sens qu’en s’ouvrant à la conversion et à la grâce.

 

 

L’occasion d’une conversion

 

Sorti d’une image de perfection morale mensongère que l’homme sévère s’impose il lui est possible de s’apaiser.

Il peut reconnaitre en l’autre un frère d’infortune et de misère qui s’il ne le console pas, lui permet de ne pas se sentir seul. Un regard plus tendre, plus simple plus aimant s’ouvre sur l’autre dont la misère ressemble à la sienne, et l’autre devient un prochain, un frère. Cette approche de l’humanité-fraternelle ouvre à l’une des dimensions de la communion: il n’est plus de bons ou de méchants. Il n’y a plus de justes qui n’existent que par la présence d’injustes. Il n’y a qu’une communauté de pécheurs qui se savent solidaires et nécessiteux envers la miséricorde qui s’offre à tous. Là et seulement là, l’expérience de Dieu est possible pour soi pour tous.

 

La faute, ainsi approchée est effectivement heureuse en ce qu’elle permet une opération de décentrement ou seul le Sauveur est à l’œuvre pour le monde. Bienheureuse fautes ainsi approchée, assumée, et dépassée pour une expérience d’alliance en Eglise. C’est au soir de la mère de toute les veillée[6] que prenant conscience du salut, les frères d’infortunes comprennent et mesure la grandeur du Rédempteur.

 

 

 

 


[1] Guillaume Durand, né vers 1230 dans la région de Béziers et mort le1er novembre 1296. On le nomme le Spéculateur, en latin « Speculator », en référence à son « Speculum judiciale ». Il devint évêque de Mende en 1291.

[2] Bernard Capelle (Paul Alexandre Léon Capelle Henry de Faveaux), né le 8 février 1884 à (Namur (Belgique) et décédé le 29 octobre 1961) à Louvain (Belgique), il fut le deuxième abbé de l’abbaye bénédictine du Mont-César à Louvain, de 1928 à 1952. Il contribua au renouveau liturgique dans le cadre du Mouvement Liturgique au long du XXe.

 

[3] Dictionnaire d’Archéologie chrétienne et de Liturgie, dir. Dom fernand Cabrol et Dom Henri Leclerc, Paris, 1922 « Article Pâques ».

[4] Paul de Clerck Le Sacrement du Pardon. Entre aujourd’hui et demain. Desclée 1993 pp. 151 et suiv.

 

[5] Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

 

[6] Sermon 219.

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Des mots au son… http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/des-mots-au-son/ http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/des-mots-au-son/#comments Fri, 30 Mar 2012 10:49:08 +0000 Sebastien http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/?p=749

 

Voici une petite série d’émissions enregistrées cette semaine sur RCF.

CLIK !

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Parce que le temps de l’enfouissement est passé… http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/parce-que-le-temps-de-lenfouissement-est-passe/ http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/parce-que-le-temps-de-lenfouissement-est-passe/#comments Tue, 27 Mar 2012 11:54:35 +0000 Sebastien http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/?p=745

 

Voici un article paru sur l’excellent site de Koz. Je le reprend in extenso… rien à redire, rien à ajouter, rien à retirer… Selon moi… et selon vous ? L’image, elle est prise sur le site d’Emond Prochain

Pris ici

Au début de ce mois, un ami m’a donné rendez-vous dans un café. « J’ai quelque chose à te montrer ». S’en est suivi, peu ou prou, la vidéo que vous venez de consulter, et que vous pourrez revoir parce qu’elle est riche et réfléchie jusque dans l’enchaînement des illustrations et leur choix lui-même.

Cette vidéo, accessible sur Quellesociete2012.fr, est une forme d’intervention inédite des catholiques dans le débat public. Cela ne plaira pas à tout le monde, c’est certain, mais laissons d’autres se satisfaire de plaire à tout le monde. Quand bien même elle déplairait au plus grand nombre, vous serez d’accord avec moi pour dire que la vérité ne plie pas devant la majorité, n’est-ce pas ?

Elle est inédite à plus d’un titre. Inédite parce qu’il s’agit d’une vidéo dans la campagne, d’une vidéo de qualité, d’une forme de spot de campagne de fond. Inédite parce qu’il s’agit de l’intervention de laïcs catholiques dans la campagne. On laissera les sociologues se pencher sur la signification d’une telle initiative. Que dit-elle sur l’Eglise, et sur son état aujourd’hui ? Pour leur donner un coup de main, je dirais que le temps de l’enfouissement est passé1. L’Eglise a un message à porter, un message global et cohérent sur la personne. L’état de notre société impose aux catholiques de mettre de côté pudeur, autocensure, ou crainte (face à ceux qui leur dénient tout bonnement le droit de s’exprimer).

Pour ne prendre que deux exemples, les rapports 2010 et 2011 du Médiateur de la République donnent un aperçu de cette urgence, décrivant des Français « usés psychiquement », une société « en burn-out ». Ce week-end, un rassemblement de l’ADMD en faveur de l’euthanasie s’est tenu au cirque d’hiver et un rassemblement d’Alliance Vita lui a répondu, sur le parvis des droits de l’Homme. Sur Twitter, un (apprenti) journaliste conseillait à Tugdual Derville, fondateur d’Alliance Vita, d’ »aller se faire emboutir des cierges » tandis qu’un autre lui répondait que, « s’il fallait donner l’avis de chaque communauté intégriste »… Jean-Luc Romero qualifiait immanquablement Alliance Vita de « fanatiques » et d’ »intégristes ». Dans le même temps, on apprenait l’histoire d’Angèle Liaby, dans le coma mais pleinement consciente, à mettre en rapport avec les déclarations du parrain de l’ADMD, François de Closets, selon lequel si « le patient n’est pas conscient, il ne souffre pas et, en ce sens, ce n’est plus un être humain ». Qui sont les extrémistes, les intégristes, les fanatiques ? Face à cela, il est évident que les catholiques – parmi d’autres – doivent prendre la parole, sans accorder plus d’importance aux anathèmes.

Mais ce ne sont que deux exemples, et la vidéo a ce très grand intérêt de présenter la doctrine sociale de l’Eglise dans sa globalité, dans sa cohérence. Trop souvent, des catholiques croient suffisants de mettre en avant trois « points non-négociables » qui devraient borner le cadre de réflexion des catholiques dans le débat politique. C’est tronquer le message du Pape.

En effet, comme le rappelait notamment le Père Matthieu Rougé, dans Il est vivant, si le Pape mentionne des points effectivement non-négociables, dans son exhortation apostolique Sacramentum Caritatis (au point 83), c’est de façon bien plus complète :

« le culte agréable à Dieu n’est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales: il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s’impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu’ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. »

Ainsi, si ces trois valeurs sont fondamentales aux yeux du Pape, puisqu’elles sont citées au premier chef, leur énoncé n’est aucunement limitatif et l’on ne peut tronquer la pensée du Pape en omettant de préciser : « et la promotion du bien commun sous toutes ses formes ».

 

« Un vote pour quelle société ?« . Paix, dialogue, liberté religieuse, accueil des plus faibles, de tous les plus faibles… A l’image de la position traditionnelle de l’Eglise, cette vidéo ne dit pas pour qui les catholiques devraient voter, mais pour quoi.

Cela ne leur facilite pas la tâche. Bien souvent, nous sommes tentés de mettre un impératif en sourdine et, de fait, nous savons qu’aucun candidat n’est totalement en accord avec la pensée sociale de l’Eglise. Après avoir bien identifié les enjeux les plus fondamentaux et en sachant qu’il n’y a pas de vote pur et immaculé, nous pourrons voter, en conscience.

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La vidéo, je le répète, est accessible sur le site Quellesociete2012.fr, accompagnée des éléments de discernement proposés par la Conférence des Evêques de France. Tous les outils de partage figurent sur le site, utilisez-les avec abondance, puisqu’ »abondance de Bien ne nuit pas ». La vidéo est également directement téléchargeable (je vous donne même le lien) pour permettre l’organisation de débats dans les paroisses, aumôneries, ou tout autre mouvement. Visualisez, partagez… Si la campagne manque encore de sujets de fond, ce ne sera pas de notre faute.

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Felix Culpa… http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/felix-culpa/ http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/felix-culpa/#comments Sat, 17 Mar 2012 08:53:41 +0000 Sebastien http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/?p=741

 

Il pleut et on perd 10 degrés… Dilemme. Faut-il aller au cinéma ou faire cet article qui attend pour Itinéraire Augustinien sur le difficile passage de « Felix Culpa » de l’Exultet de la Veillée Pascale… ?

 

Bon pour se mettre au moins dans « l’esprit » (j’adore cette expression que je n’ai toujours pas comprise) voici ce texte sublime qui va raisonner dans le monde dans quelques jours…

 

Qu’exulte de joie dans le ciel la multitude des anges !

Chantez, serviteurs de Dieu,

et que retentisse la trompette triomphale pour la victoire du grand Roi !

 

Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d’une lumière éclatante,

car il t’a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit !

Réjouis-toi, Eglise notre mère, toute remplie de sa splendeur,

et que résonne l’acclamation du peuple des fils de Dieu !…

 

Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange,

Dieu invisible, Père tout puissant,

et de chanter ton Fils bien-aimé, Jésus Christ notre Seigneur.

C’est lui qui a payé pour nous la dette encourue par Adam notre père,

et qui a détruit en son sang la condamnation de l’ancien péché.

 

Car voici la fête de la Pâque où l’Agneau véritable est immolé pour nous.

Voici la nuit où tu as tiré de l’Égypte nos pères, les enfants d’Israël,

et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec ;

nuit où le feu de la nuée lumineuse a repoussé les ténèbres du péché…

 

Ô nuit qui nous rend à la grâce et nous ouvre la communion des saints ;

 

nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s’est relevé victorieux des enfers.

Heureuse faute d’Adam qui nous a valu un tel Rédempteur !

Ô nuit qui seule a pu connaître le temps et l’heure

où le Christ est sorti vivant du séjour des morts ;

ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine,

la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)…

Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre,

où s’unissent l’homme et Dieu.

 

 

Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très Saint,

le sacrifice du soir de cette flamme que l’Eglise t’offre par nos mains ;

permets que ce cierge pascal, consacré à ton nom, brûle sans déclin en cette nuit

et qu’il joigne sa clarté à celle des étoiles.

Qu’il brûle encore quand se lèvera l’astre du matin,

celui qui ne connaît pas de couchant,

le Christ ressuscité revenu des enfers,

qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix.

Garde ton peuple, nous t’en prions, ô notre Père,

dans la joie de ces fêtes pascales.

Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur,

qui par la puissance de l’Esprit s’est relevé d’entre les morts

et qui règne près de toi pour les siècles des siècles.

 

Amen !

 

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Vatican. 02 http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/les-50-ans-du-concile/ http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/les-50-ans-du-concile/#comments Sat, 10 Mar 2012 08:43:10 +0000 Sebastien http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/?p=726

Le concile a 50 ans, aussi n’est-il plus pour moi un poupon devant lequel on s’extasie, il n’est plus un adolescent incontrôlable, il n’est pas un ambitieux de 20 ans qui pour exister renierai tout son passé se pensant être le seul avenir ; il a connu des échecs et vécu des joies, on l’a trahi on ne l’a pas compris, on l’aime on le déteste… il a 50 ans, il vit depuis 50 ans ! Au regard de son expérience je sais que je peux lui faire confiance comme à un père. Sans illusions et avec indulgence.

Un travail d’interprétation

Ils sont nombreux les points d’inflexions dans l’histoire du monde et de l’Eglise et donc tout aussi nombreux les avants et les après. Ainsi Jésus Christ, le 14 juillet 1789, le 25 janvier 1959, mai 1968, le 9 novembre 1989, le 19 avril 2005…

L’événement inauguré par le discours Gaudet Mater Ecclesia est sans doute l’un de ces rendez-vous de l’histoire.

Ceux qui se souviennent de lui, et ceux qui en ont entendu parler, considèrent, avec plus ou moins de force et de passion, que depuis ce 11 octobre 1962 il y a un avant et un après dans l’Eglise. Il y a un avant et un après le Second Concile Oecuménique du Vatican.

L’interprétation de ce fait majeur de notre histoire, obligea et oblige chacun à se positionner comme fils et filles de l’Eglise dans toutes sortes de dimensions : le rapport à l’organisation de l’Eglise, à la Parole de Dieu et à la révélation, à la liturgie, à la pastorale au cœur de notre monde, aux rapports prêtres et laïcs, à l’activité missionnaire de l’Eglise, à l’approche œcuménique ou interreligieuse, à l’éducation et aux média etc.

Pour cela, la première exigence qu’impose le Concile est de visiter ses constitutions, décrets et déclarations… de les connaitre, les apprécier, les étudier sérieusement.

Le « ouï-dire » n’est pas suffisant. Il n’est qu’une rumeur !

Tous les faits de notre histoire passent inévitablement au crible de l’interprétation. Le concile n’y échappe pas. Dans l’Eglise, grâce à l’exercice de la liberté des enfants de Dieu, il n’existe pas d’interprétation monolithique qui serait comme une sorte d’orbite commune : une trajectoire tournant autour de ce Concile à la même vitesse, la même distance, le même regard et la même attraction. Tour à tour, en fonction du temps qui passe à toute allure, les nostalgiques de l’événement s’opposent à ceux qui le rejettent depuis le premier jour; les quelques inspirateurs encore vivant du Concile s’inquiètent de la venue de ceux qui le dépassent, sans remarquer que ceux qui l’oublieront… sont déjà nés.

 

Oublié ?

C’est là le destin de ce concile du XX ième siècle, inscrit dans l’unique et même destinée de tous les conciles qui l’ont précédé. Ni plus ni moins. Bouillon d’idées et de grâce, les conciles finissent toujours par tomber dans une forme d’oubli. En effet qui se souvient précisément des dates, objets « esprits », et décisions des 7 premiers conciles oecuméniques ? De rares spécialistes ! Et pourtant paradoxalement tous nous en sommes imprégnés jusqu’au coeur. Et qui parmi les enfants nés au XXIe siècle connait ce que Vatican II signifie ? Au mieux, les petits malins penseront qu’il s’agit d’un programme informatique ou d’un jeu video : le nouveau Vatican.02 !

 

Des sources silencieuses

Ces Conciles hier convoqués par l’empereur et aujourd’hui par l’évêque de Rome ont un avenir plus grand que celui de leur propre histoire. Leur avenir est possible quand d’une certaine manière on les oublie enfin. Voilà leur chance. Mais attention, les conciles oubliés ne sont pas pour autant absents ou morts. Ils perdurent dans l’inconscient collectif où leurs œuvres sont comme des sources silencieuses et cachées. Elles sont là, trouvées, dégagées, repérées, disponibles et offertes parfois domptées….

Elles irriguent et arrosent tout avec mesure. Ainsi circule dans le grand arbre qu’est l’Eglise, de ses racines jusqu’à son pollen : l’Evangile. Et tous ceux qui veulent se rafraichir à  l’ombre de cet arbre peuvent s’y arrêter, s’y nourrir aussi. C’est là l’unique ambition des conciles des pères conciliaires et des chrétiens conciliaires au service des hommes de ce temps. Tout ce qui est en plus est en trop !

 

La Réception de Vatican II

Certains, aujourd’hui, s’inquiètent et veulent sauver le Concile, ils brandissent un épouvantail noir qu’ils nomment « retour en arrière »… pendant que d’autres exigent un motu proprio, des permissions et des négociations en tout genre pour en finir avec le Concile

Je ne suis disciple ni des uns ni des autres.

Je crois en une troisième voie. Celle de l’équilibre et de la confiance adossée à cette parole déterminante du Christ « Je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde ». De lui, je suis disciple.

Le temps de la réception d’un concile est fait d’élans et de reculs et c’est bien normal. Saint Basile se plaignait au IVe siècle des suites du Concile de Nicée où il voyait l’Eglise comme « un navire dans une bataille navale ». Nous sommes encore dans le temps de la réception, et ce pour un certain temps encore ! L’urgence responsable aujourd’hui est de savoir de quoi on parle quand on prend la parole au nom du Concile. Il n’est pas juste de le réduire à un slogan.

Notre rôle à nous, fils et filles du concile, est de le faire entrer en Eglise dans le process de l’oubli que je mentionne plus haut, pour le faire passer dans l’inconscient collectif.  Il en fut ainsi pour chaque génération, première-née et puînée, des périodes conciliaire et ce depuis celui des cinq patriarcats en 325 ! Ne perdons pas de temps. Il passe si vite. Quittons toute passion et combats idéologiques pour choisir la confiance sereine.

 

50 ans, si jeune et déjà si… vieux

Le concile a 50 ans, aussi n’est-il plus pour moi un poupon devant lequel on s’extasie, il n’est plus un adolescent incontrôlable, il n’est pas un ambitieux de 20 ans qui pour exister renierai tout son passé se pensant être le seul avenir ; il a connu des échecs et vécu des joies, on l’a trahi on ne l’a pas compris… il a 50 ans ! Au regard de son expérience je sais que je peux lui faire confiance comme à un père. Sans illusions et avec indulgence.

Je sais qu’il est loin le temps de ses rêves et de ses principes. Il ne dit rien sur tant de sujets : de la crise, de la forte sécularisation de l’Europe, de la force économique de l’Asie, du fait que l’Angola et le Mozambique ne sont plus colonies portugaises depuis 38 ans déjà ; il ne sais rien de la mondialisation, du SIDA, de l’écologie, du premier pas sur la lune, du Gender, et rien non plus des départs massifs des prêtres, religieux et religieuses… ces questions étaient inenvisageables en 1965.

Mais il a inspiré une méthode pour aborder ces questions, et trouver des réponses nouvelles à partir de l’Evangile. En somme, il me rappelle qu’avec l’Eglise il est toujours possible de s’appuyer sur ce que disait Saint Irénée de Lyon au II siècle : « la foi, par l’action de l’Esprit de Dieu (…) rajeunit toujours, et fait rajeunir le vase qu’il contient. »

 

L’Arlésienne

Peu connaissent le concile et surtout le process de sa réception. Son nom est à la bouche, mais les idées sont vagues. On en parle sans vraiment le connaitre.

Prenons par exemple le texte conciliaire sur la liturgie, celui que j’étudie et enseigne. Je suis frappé dans les très nombreuses formations que je donne, de voir combien elle il est méconnue dans les paroisses : par les équipes liturgiques, les catéchètes, les diacres permanents, les prêtres eux-mêmes…. Pourtant ce texte conciliaire a rang de constitution et c’est lui qui le 4 décembre 1963 fut le premier texte adopté par les pères et ce presque à l’unanimité, avec 2 147 placet contre 4 non placet.

Je remarque, toujours dans ces formations données depuis près de 6 ans dans tout le diocèse de Lyon et ailleurs, combien son application dans la réforme des rituels depuis 50 ans n’est pas connue… : peu connaissent les introductions aux rituels, les 4 propositions du rituel de la Pénitence et de la réconciliation, qu’il n’y a pas « un » mais « des » sacrements pour les malades, etc, etc, etc…

 

Agacements…

Alors, je m’agace des slogans des jumeaux ignorants qui avec force affirment aussi fort l’un et l’autre « c’était mieux avant » ou « c’est bien mieux maintenant ». Ils sont jumeaux car ni l’un, ni l’autre, n’a véritablement creusé la question, tout est approximatif et le peu qui est dit, se dit en hurlant. Insuportable. C’est folie de choisir son concile en opposition à un autre. En effet, qui aurait l’idée saugrenue de dire de Nicée II « c’était mieux avant » ou « c’est bien mieux maintenant » ?

Avec le temps, heureusement, a force de hurler ces jumeaux ont la voix plus faible.

 

… et réjouissances !

Je me réjouis des très nombreux jeunes et moins jeunes qui viennent dans les formations diocésaines et qui se réjouissent d’apprendre, qui découvre avec Sacrosanctum concilium et les textes qui s’y réfèrent depuis 50 ans,  le sens de ce qu’ils faisaient font et feront avec joie et confiance. Dépassionnés. Libres. Assumés. Confiants en ce que fait l’Eglise dans les rituels qu’elle offre !

 

Vatican II, un concile tout simplement.

Les Conciles ne sont que les mots et les interprètes du seul et unique message de l’Evangile pour un moment du temps et de l’Eglise. Leur secret est partagé par ceux qui les connaissent et acceptent leur nature : ils ne sont cohérents qu’en solidarité les uns avec les autres et ne sont pas de petits Oedipe condamnés à tuer leur père. Ils sont puissants quand ils sont oubliés, actifs dans l’inconscient collectif de l’Eglise. Ainsi moi qui suis né 3131 jours (soit 8 ans, 6 mois et 28 jours) après la clôture du Concile vatican II, je le reçois comme l’un des événements de l’histoire parcourue et encore à vivre de l’Eglise avec la même valeur de ses prédécesseurs et de ses probables suiveurs. Pas vraiment d’avant, ni vraiment d’après mais un aujourd’hui inauguré il y a 2000 ans déjà. Ni plus, ni moins. Merci à ceux qui me l’ont transmis intact, ceux qui m’ont aidé à le comprendre, ceux qui l’ont inscrit dans mon inconscient : il fait partie de ma vie. Ma vie qui, elle aussi, passe.

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Une petite revue bien grande… http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/une-petite-revue-bien-grande/ http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/une-petite-revue-bien-grande/#comments Wed, 07 Mar 2012 20:42:22 +0000 Sebastien http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/?p=722 La revue fête ses 25 ans en France, mais au Canada c’est déjà une « dame respectable » …

 

Je veux parler de Prions en Eglise bien sur. J’ai la joie d’y collaborer de temps en temps, la joie bien sur de l’utiliser quotidiennement. Merci Seigneur pour ta Parole…

Petite vidéo rien que pour vous… en clikant ici

 

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Ils partent… http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/ils-partent/ http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/ils-partent/#comments Mon, 27 Feb 2012 16:00:38 +0000 Sebastien http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/?p=716

 

Le secret c’est de durer… un slogan ou une véritable sagesse ?

Ils sont nombreux les séminaristes, les religieux, les prêtres qui quittent leur formation, qui rompent leurs voeux, qui quittent le ministère. On en parle peu, on n’en parle pas. Et pourtant ils sont nombreux,… certains blessés pour des raisons dont je ne sais si elles sont justifiées ou non, peu importe à vrai dire… cela ne m’appartient pas de le savoir, de le mesurer… mais je les vois partir.

Ils partent dans la souffrance avec une impression de tristesse d’échec… certains triste d’une tristesse qui ne trouvera jamais sa consolation.

Que dire… ?

Que le Seigneur soit lui votre consolation et peut-être pardon… de n’avoir pas su.

 

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César ! http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/cesar/ http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/cesar/#comments Sat, 25 Feb 2012 08:34:21 +0000 Sebastien http://pere.sebastien.blog.pelerin.info/?p=711

Une récompense, une reconnaissance plus grande encore

Pour « The Artist » : un film simple, tout simple…  un appel à la simplicité. Ni effets spéciaux, ni petites phrases cultes (et pour cause !) à venir, ni 3D. Mais un jeu d’acteur excellent faisant appel à la sensibilité, l’intelligence du spectateurs à qui « l’on ne dit rien » pour qu’il puisse ressentir et comprendre, seul… Et le résultat est brillant !  Oui belle récompense pour ce film qui fait du bien.

 

Pour « Intouchables » la récompense va bien sur au jeu des acteurs et en particulier à Omar Sy, à l’histoire, au regard, au rire, à l’intelligence et à la tendresse de ce film. Il permet aussi de s’ouvrir à la différence, celle du handicap, qui souvent choque ou inquiète…

Merci encore à l’association  pour son action silencieuse et efficace… et pour cela un grand MERCI !

 

Et si vous ne l’avez pas encore, offrez vous : 

 

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